Le spectacle du monde.

J’ignore la grandeur, la forme des nuages me suffit; Je regarde serein le présent en son instant. J’ai le corps qui ressent la posture , je détends la jambe qui se crispe, j’inspire alors qu’il me faudrait expirer, le Bouddha rit ,je me ressaisis , j’élève ma tête pour soutenir la voûte céleste. La pensée s’affole , j’ai peur , je panique. Une idée, une vision et je suis une seconde en esprit dans un jardin de mon enfance, je ne résiste pas , j’accueille et ne me laisse pas dominer par l’image. J’ai les yeux ouverts pour rester vigilent. Je vois un coq, je saurais plus tard que cet animal, puissant dans la symbolique Chinoise, est dans la tradition Tibétain le symbole du désir , de l’envie; Ne pas se juger, reprendre la posture , le souffle , le dos tonique , attendre, patienter, attendre toujours , patienter encore… Son de cloche!

Publié dans : Non classé | le 16 avril, 2015 |Pas de Commentaires »

Partage.

Partage.
je voulais vous le dire à vous. Je voulais vous le dire.J’ai un secret, tout petit, minuscule.J’ai un secret.Hier en marchant dans la rue,je l’ai vue , elle marchait sur la neige, elle était éclairée par ce soleil d’hiver, elle était plutôt forte, grande,belle.Je voudrais dire son nom mais je le dirais pas,je voudrais vous dire sa voix mais je ne la dirais pas,je voudrais vous dire aussi la couleur de ses yeux, sa manière de sourire.Je voulais vous dire:Elle était dans ma tête!

Publié dans : Non classé | le 5 février, 2015 |Pas de Commentaires »

Prophétie.

J’ai le sentiment d’un grand vent sur la terre, une onde acrée entre le dégoût et la merveille : Une ombre aqueuse dans tes yeux… Comme surgissement d’hiver glaçant l’homme à terre de l’occident. Je vois là-bas vers l’Orient un prophète qui s’élève, une feuille d’arbre tombée sur une page ouverte du livre et le bruit est si grand qu’il réveille les morts.
Je sais cela de toute vie, je suis le maître de lumière, l’imposant diadème au front de l’innocente. Blême est ce poème a l’ombre de ce qui vient !
J’ai heurté à me rendre voyant les portes du dehors. J’ai creusé à me rendre sourd les chants stridents des femmes et les bras saccadés des hommes de mon temps.
Je n’ai ni labeur, ni honneur.
J’ai vu un troupeau de sages brouté le sang de l’Himalaya, j’ai vu la mer morte cracher a la face du dieu enfui .J’ai vu !
Ce chant est l’espoir du plus haut. Ce chant est mon cœur mis à nu …

Publié dans : Non classé | le 19 janvier, 2015 |Pas de Commentaires »

Actualités.

J’ai dégueulé ce matin un liquide bien sain , une sorte de purge !Apres j’ai lu Rimbaud; Vieux con comme moi qui lit coupable, un génie de 17 ans! J’ai lu . Je me suis mis a fumé un vieux pétard qui traînait dans le cendrier et j’ai dans un texte écris quelques mots sur des putes imaginaires qui peuplaient ma chambre.. Oui ce fût cela ma matinée! Merde! j’ai oublié de dire que j’avais écris un poème: Une oraison a ce qui ne doit pas se dire , une oraison au sacré!

Publié dans : Poésie | le 19 janvier, 2015 |Pas de Commentaires »

Je suis d’un peuple retiré du monde…

Un livre ouvert sur la mer, et l’écorce des corps  qui effleure ; un livre à toutes choses écrites, un livre aux feuilles noires : obédience du sud.

Oh ! Surgissement du temps …

Un livre écrit à deux mains sous les flots des larmes d’une mer épaisse à l’encre de la nuit.

Un livre flambant neuf sous le regard du peuple de l’abyssal : des milliards de couleurs oubliés en l’honneur de tes yeux.

Feuilles mouillées de sel, joie au cœur du narrateur…

J’ai écris ce livre il y a longtemps,  vérifié tous les mots, à l’encontre du sens. J’ai écrit ce livre à l’approche d’une ville.

Soudain comme fleuve écaillé, j’ai parcouru une nation, visité des pays, aggravé l’espace d’un moment l’étendue qui me séparait de toi.

J’ai prononcé dans mes nuits au souffle court,  ton nom, dormi sur des rubis. Respiré, ah respirer le large au moment du départ. Sur des barques improbables j’ai entendue des symphonies, ah qu’il est lourd le piano que j’ai monté dans les Alpes. Et cette fureur, cette garnison d’effroi quand mes nerfs à bout de souffle ont osé ce poème.

Je suis d’un peuple retiré du monde…

 

Publié dans : Non classé | le 23 janvier, 2014 |Pas de Commentaires »

la mer en face…

Je veux regarder la mer en face, avec son goût d’éternité…

Esprit, gardien des hautes œuvres de ce monde ?

Me tenir droit, le visage à l’ombre d’un arbre millénaire…

Sang humain dans mes veines ?

Toucher du front la pierre bleu des montagnes…

Et l’hiver avec moi dans sa fraicheur osseuse, comme galet dans les flancs d’une eau de source. Et la nuit posée sur toutes faces de ce monde et le dieu avec moi pour crier mon innocence…

C’est un poème en hommage aux derniers jours de l’homme, c’est un poème que je répandrai dans toutes les sphères de l’être,

Je te saisirais ce soir au grés des foules, dans un jardin près d’elle , toi qui sait que tu existes dans cette minute, cette seconde, peut-être la dernière…

 

 

Publié dans : Poésie | le 27 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

Morte saison , triste raison…

Je soigne mon mal de tête à l’aspirine, et mon désespoir à la cocaïne…J’ai soif d’éternité, bordel elle est bonne ! Hier encore je disposais une ligne sur son corps noir : contraste des couleurs, satisfaction de l’humeur. J’ai lu Ibsen, c’est  bien ! La véranda est transpercée d’une couleur pourpre, je suis assis devant le jardin avec un livre à la main, quelques mots et je médite des heures. Morte saison, triste raison. Je ne sais parler de rien, je ne pense à rien, vagues de Virginia Woolf, traité du désespoir de Kierkegaard. Parfois une idée, les sens à vifs, j’écris : Socrate est-il mort, et avec lui sa conception du philosophe contemplant les idées ? Le monde maintenant à plat est dans l’attente, le cosmos , nous est tombé sur la tête : Je suis si seul dans tes bras !

Publié dans : Textes courts... | le 27 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

Snob…

L’absinthe venait d’Espagne …IL est 8h, je crois ?

Je lui avais dit de venir l’hiver pour être caché par mon long manteau, je ne voulais pas qu’elle voit mon corps.

Je demandais à Jessy, que je baisais parfois, de me faire un look attrayant : Un costume Hugo Boss, pas de dessous, j’aimais sentir l’étoffe sur mon corps nu, un parfum discret.

L’avion freina en bout de piste, j’eus à peine le temps de prendre la petite fiole en acier et de boire,  qu’elle apparut.

J’avais des mots plein la tête pour elle, il fallait faire vite, la première impression serait la plus forte, la faire sourire pour qu’elle oublie que je n’étais pas Brad Pitt.

Je ne dis pas un mot et souri bêtement …

Elle s’installa dans la Porsche, je fis un démarrage sportif sur le parking de l’aéroport, je mis un CD d’Arvo Part et lui demanda s’il elle croyait en Dieu ? Elle éclata de rire :

-Pourquoi cette question ?

-Arvo Part prétend qu’il compose pour Dieu répondis –je en freinant légèrement…

-Qui est  Arvo Part ?

-C’est le compositeur de la musique que nous écoutons.

Au feu rouge un adolescent cracha sur mon pare-brise, je lui souris courageusement.

Nous roulions dans la ville qui s’éveillait, je rejoins la place du capitole et garait la voiture dans le parking de l’Hôtel de l’opéra.

La suite 41 avait un piano, un livre d’or dans lequel Friedrich Gulda avait écrit quelques mots.

J’avais laissé sur le bureau en plexiglas mon manuscrit ouvert, elle s’empressa d’y jeter un œil, elle lut :

« Ca fait chier l’être, et cette capacité du dasein, cette putain de précompréhension que nous avons ! Ça fait chiiiier !

Là il y a de l’être : Quand tu me branles doucement de ta petite main noire, quand ton sein sous mon œil, me regarde et me fascine : Dasein !

Quand le monde tourne autour de moi, leurs gueules de noyés, et cet arbre qui me fait face depuis la fenêtre de ta chambre, ce bel arbre millénaire, il va me survivre ce salaud : il me renvoie l’idée de ma mort et toutes ces constructions de l’homme, des chiotes à l’immeuble d’en face : eux aussi vont me voir mourir ! De partout, finie la beauté de la nature, voilà l’idée inconcevable de ma mort ! Toujours Dasein ! Je suis l’être pour la mort qui souffre cette idée comme un chien ! Je suis une conscience absolue…

Je viens vers toi ma petite négresse blanche, je viens vers toi pour me soigner de ma condition d’homme, rentre moi donc le doigt dans le cul que je reprenne le goût d’être animal !

Elle laisse tomber le manuscrit et me demande, c’est qui celle-là ?

-je la regarde penaud, c’est une étudiante métis qui vient d’Afrique !

-tu la baises ?

-Non, mais j’aimerai bien !

Conne de franchise, que n’ai-je pas dite, pour qu’elle explose :

-tu es un professeur d’université et tu n’es pas écrivain, tu devrais y penser un jour !

-Merci…

L’amphithéâtre était bondé, je respirais profondément et rejoignis le bureau.

-Nous aborderons aujourd’hui cette idée effrayante de Kant sur l’universalité du beau ! Comme vous le savez Kant prétend que le goût du beau est universel sans concept…

Je voudrais vivre dans une poubelle. J’aimerai être couvert de vos déchets de la tête au pied…

Malgré elle  je continuai à écrire ! Pourquoi ?  Parce qu’il me fallait survivre à cette sensation d’être qui me collait à la peau, ma peau de lépreux ; bouffe les croutes chienne !

Elle posa son cul sur le lit et commença à enlever ses chaussures, je vis la chaine en or qui entourait sa cheville, ce petit bijoux me rappela qu’elle n’était qu’une une call-girl, que savait une pute de l’écriture ?

Elle me branla en lisant les pages du figaro, j’éjaculais sur ses doigts d’or.

Je l’admirais depuis que l’on me l’avait offerte un Six janvier, qui était en fait la date de la nativité chez les orthodoxes, offerte par mes amis qui trouvaient que j’étais un peu pâle depuis que Françoise m’avait quitté, et qui se cotisèrent le soir de noël pour que j’ai de la compagnie…

Mon petit cadeau j’en prenais soin, croyez-moi ! Avec le temps j’oubliai de payer ses services et elle venait tous les week-ends à Toulouse, prétextant qu’elle adorait cette ville. Ma petite chienne avait un seul vice : elle était jalouse !maladivement jalouse !

Je bois l’ignominie du monde, j’écris pour me consoler d’être, l’existence précède l’essence : Putain j’ai la nausée !

Une main se leva au milieu de l’amphi et apparut à mes yeux LaLa , c’est ainsi que se nommait, je l’appris plus tard, la petite métis qui me faisait fantasmer ! Avec un courage absolu elle prit la parole dans la salle bondée : Pourriez-vous me dire ce que penserait Kant de l’art conceptuel ? Je répondis du tac au tac pour ne pas montrer mon trouble : Qui pose une question a déjà la réponse comme dirait Jacques Lacan et votre réponse nous intéresse, veuillez donc la semaine prochaine présenter ici même le résultat de votre recherche ; rien de plus ne fût dit alors et Lala sourie à ma réponse…

Bègue je suis bègue quand je te vois, les mots accrochent ma bouche, je trépigne quand tu n’es pas là et m’immobilise sous ton regard…

 

 

 

 

 

 

Publié dans : Textes courts... | le 27 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

Grammaire…

Grammaire,

J’écris à partir de rien : un souvenir, une musique, oui souvent une musique ; vous savez ? Les chansons qui ne parlent de rien si ce n’est d’amour et de manque, mais n’est-ce pas trop facile d’écrire sur l’amour ?

J’écris à partir de rien…

Longtemps ça a commencé ainsi : Elle regarde la mer…Et je voyais ma grand-mère au-dessus de la dune qui nous regardait mes frères et moi jouer sur la plage.

Quelques mots plus tard j’étais à bout de souffle et le texte se terminait…

Et puis des lettres d’amour, adolescent, des lettres que je prenais un plaisir fou à écrire des nuits entières !

Plus tard  je me suis acheté un portable blanc comme neige, je l’aimais, je l’aimais comme on peut aimer la clé qui vous ouvre la porte donnant sur la liberté !

La police d’écriture m’a enfin permis de voir mes mots sans voir les traces de ma main dont je n’aimais pas le graphisme !

La main donc le corps ! Je dis l’écriture vient avant tout du corps, je dis et vous ne comprendrez pas car c’est à peine compréhensible : J’ai d’abord écrit par le corps insoutenable de ma grand-mère  que j’aimais malgré son odeur d’urine et sa perruque mal mise. J’ai aimé l’insoutenable : Et parfois mes textes en sont remplis, grossièreté, laideur, corps indésirables tout ça par pure imitation de cet amour impossible, de ce désir ambivalent de l’impossible.

J’écris à partir de rien…

L’obsession de la beauté éternelle, un corps sans organe, immaculé, désirable. Peut-être est-ce de l’amour dont je parle ?

Publié dans : Textes courts... | le 23 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

Road movies…

Il roulait vers le sud, elle marchait au bord de la route… Quand elle entendit s’avancer le camping-car elle se retourna et tendit le pouce. Il ne réfléchit pas et  appuya sur le frein.

L’odeur du tabac remplissait le véhicule, elle aima cette odeur, car elle n’avait plus de cigarettes depuis plusieurs heures…

Il roula pendant quelques kilomètres sans dire un mot…Alors qu’ils passèrent sur un pont il demanda:

 

-aimez-vous la mer?

 

Elle ne sut que répondre et balbutia un “ oui ” inaudible…

Il lui proposa une cigarette, elle accepta.

-Je ne sais pas où je vais, dit-elle grisée par la fumée.

-Ce n’est pas grave, moi non plus.

 

Ils éclatèrent de rire… Elle fit glisser un cd dans le magnéto :

 

-J’écoute ça en boucle depuis hier dit-elle, volontaire c’est le titre de la chanson !

 

-Sans la musique, la vie serait une erreur …

 

Vers 20 heures, il eut faim et s’arrêta.

Il mit le couvert sur la petite table : deux assiettes, deux couverts, deux verres. Ils mangèrent du poulet froid avec les doigts ainsi que des chips en buvant de la bière…

A la fin du repas elle leva son verre et se mit à chanter : “ vol de nuit sur l’antarctique, j’attends la prochaine guerre, émotions censurées j’en ai plein le container…” Ils reprirent ensemble et se serrèrent la main :

 

-moi  c’est Thomas et vous?

-Lola, cinq ans de galères!

 

Encore une fois ils rirent…Thomas se leva, en marchant dans le camion il effleura plusieurs fois le corps de Lola.

Sous le lit il prit une bouteille de whisky, il attrapa du coca dans le frigo. La nuit était tombé sur le parking de la plage, à cette saison ils pouvaient stationner toute la nuit sans être déranger par la police…

 

Elle chercha dans son sac et sortit une petite boite en bois sur laquelle était dessiné un Bouddha, elle fît le joint avec tellement de grâce qu’il eut envie de lui prendre la main. Ils fumèrent et lui entendit le bruit de la mer qui s’amplifiait dans ses oreilles…

 

- “ Vous faites quoi dans la vie ” demanda-t-elle en posant sa tête sur ses coudes et en le regardant fixement.

 

Dans le camion enfumé il se mit à lui raconter qu’il était écrivain, qu’il avait quitté sa femme et ses enfants le jour où il avait été édité pour la première fois et qu’il s’était acheté ce camion pour ne plus revenir…

 

Elle ne sût que dire d’elle et lui ne posa pas de questions… Elle repartirait demain avec lui, c’était sa seule certitude…

Le lendemain ils prirent la route de la côte, ils roulèrent toute la matinée. Elle demanda si elle pouvait poster une lettre, il s’arrêta au prochain village…

Madrid tombait sous la chaleur.

 

Il voulait lui montrer le Prado qu’elle ne connaissait pas. Il La laissa à l’entrée du musée et alla se garer. En revenant il ne la retrouva pas dans la foule. Il la fît appeler par le haut-parleur, elle apparut dans l’entrée… Devant un Goya, il l’embrassa, elle lui dit de recommencer, il recommença… Ils se prirent la main et ne se lâchèrent plus jusqu’au parking.

 

Elle lui demanda les clés et entra la première dans le camion. Elle s’assit sur la table en bois et lui cria presque :

 

-touche-moi!

 

Il déboutonna sa chemise, bouton par bouton en la regardant dans les yeux, elle gardait ses mains de chaque côté d’elle posées sur la table. Il ouvrit sa chemise et regarda ses seins, elle ne dit rien, ne fit rien.

Il se mit à genoux et enleva ses chaussures. Elle se leva sur ses bras pour l’aider à faire glisser le pantalon. Il enfouit sa bouche entre ses cuisses. Elle prit son mp3 qui était resté sur la table et mit ses écouteurs dans les oreilles en fermant les yeux.

Elle respirait si fort qu’il se sentit partir. Il jouit mais elle ne s’en rendit pas compte …

 

A la fin du jour ils quittèrent Madrid pour l’Escurial. Ils dormirent sur la route. Le palais de Philippe apparut au lever du jour alors qu’elle dormait encore. Il n’osa pas bouger et resta assis regardant le soleil se lever.

 

-Où sommes-nous demanda-t-elle en se levant du lit.

 

Il se retourna et vit qu’elle était nue.

 

-je suis ici pour écrire un livre.

 

Elle se colla contre lui, il lui caressa les fesses; il reprit:

 

-Ici, dans ce palais que tu vois vivait Philippe, Roi d’Espagne et fils de Charles Quint ! Et de ce roi je veux écrire un livre, quelque chose sur le désir, un texte comme je n’ai jamais pu en faire! Elle frotta son pubis contre sa cuisse il continua :

 

-Ce roi était asservie par son désir des femmes et l’obsession du sacré !

 

Il passa sa main entre ses cuisses et lécha ses seins.

 

- continue, dit-elle :

-J’ai découvert ce palais avec ma première femme, elle était étudiante en Espagnol, elle m’a raconté la vie de ce roi, depuis je ne peux m’empêcher d’imaginer sa vie !

Elle descendit sa main sur son jean et commença  à le déboutonner :

 

-Alors?

 

Il reprit sa respiration et poursuivit:

 

-Il faut que je te montre sa chambre et tu verras…

 

Elle glissa sa main sous le slip et sortit son sexe, en douceur elle  le prit dans sa bouche. La bouche pleine de lui elle le prie de tout lui raconter :

 

-Je ne suis pas historien continua-t-il, je ne veux pas faire un livre sur l’histoire, mais un livre sur Dieu et l’orgasme !

-L’orgasme ? Reprit-elle en accélérant le mouvement de sa bouche.

-Oui, oui répondit-il sans trop comprendre ce qu’il disait ! Il s’accrocha à ses cheveux et lui remplit la bouche en criant qu’il l’aimait !

***

 

Ils rentrèrent ensemble dans la chambre du Roi. Ils étaient seuls. Thomas avait payé le guide pour rester quelques minutes dans la chambre sans être dérangés…

***

 

Ils roulèrent toute la nuit. Elle s’endormait parfois.

A la frontière il s’arrêta et se coucha. Le soleil par la fenêtre le réveilla… Il l’appela, rien ne bougea dans le camion.

Il sortit et fît quelques pas, elle était assise sur le bord  de la route et regardait passer les voitures. Ils se serrèrent dans les bras comme s’ils s’étaient quittés depuis plusieurs jours…Une voiture klaxonna, ils firent des gestes de salut et se levèrent.

Lola prit le volant en disant qu’elle voulait de l’altitude, ils suivirent une route de montagne jusqu’aux neiges éternelles, la route s’arrêtait, ils s’arrêtèrent…

Thomas commença son livre. Lola s’occupait du camion. Parfois elle écrivait des lettres qu’elle ne postait jamais. Il lui offrit un livre : Mort à Venise, elle le lut en deux jours et en demanda un autre …

L’hiver finissait et thomas toussait, il toussait si fort que Lola s’inquiéta. Ils descendirent à la prochaine ville et consultèrent un médecin qui demanda une hospitalisation de contrôle. Dans le couloir qui menait à sa chambre Thomas eut peur, si peur qu’il chancela; Lola le rattrapa et l’installa avec une infirmière dans une chambre.

Le soir venu ils regardèrent la télé, ils plaisantèrent, Thomas dormit bien. Le lendemain le médecin convoqua Lola :

 

-votre ami est fatigué, ses poumons sont malades, il doit s’installer à la montagne, il ne peut plus voyager comme cela. Pour l’instant ce n’est pas trop grave mais ça peut le devenir…

 

 

 

 

Publié dans : Non classé | le 20 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »
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