Grammaire…

Grammaire,

J’écris à partir de rien : un souvenir, une musique, oui souvent une musique ; vous savez ? Les chansons qui ne parlent de rien si ce n’est d’amour et de manque, mais n’est-ce pas trop facile d’écrire sur l’amour ?

J’écris à partir de rien…

Longtemps ça a commencé ainsi : Elle regarde la mer…Et je voyais ma grand-mère au-dessus de la dune qui nous regardait mes frères et moi jouer sur la plage.

Quelques mots plus tard j’étais à bout de souffle et le texte se terminait…

Et puis des lettres d’amour, adolescent, des lettres que je prenais un plaisir fou à écrire des nuits entières !

Plus tard  je me suis acheté un portable blanc comme neige, je l’aimais, je l’aimais comme on peut aimer la clé qui vous ouvre la porte donnant sur la liberté !

La police d’écriture m’a enfin permis de voir mes mots sans voir les traces de ma main dont je n’aimais pas le graphisme !

La main donc le corps ! Je dis l’écriture vient avant tout du corps, je dis et vous ne comprendrez pas car c’est à peine compréhensible : J’ai d’abord écrit par le corps insoutenable de ma grand-mère  que j’aimais malgré son odeur d’urine et sa perruque mal mise. J’ai aimé l’insoutenable : Et parfois mes textes en sont remplis, grossièreté, laideur, corps indésirables tout ça par pure imitation de cet amour impossible, de ce désir ambivalent de l’impossible.

J’écris à partir de rien…

L’obsession de la beauté éternelle, un corps sans organe, immaculé, désirable. Peut-être est-ce de l’amour dont je parle ?

Publié dans : Textes courts... |le 23 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

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