Je suis d’un peuple retiré du monde…

Un livre ouvert sur la mer, et l’écorce des corps  qui effleure ; un livre à toutes choses écrites, un livre aux feuilles noires : obédience du sud.

Oh ! Surgissement du temps …

Un livre écrit à deux mains sous les flots des larmes d’une mer épaisse à l’encre de la nuit.

Un livre flambant neuf sous le regard du peuple de l’abyssal : des milliards de couleurs oubliés en l’honneur de tes yeux.

Feuilles mouillées de sel, joie au cœur du narrateur…

J’ai écris ce livre il y a longtemps,  vérifié tous les mots, à l’encontre du sens. J’ai écrit ce livre à l’approche d’une ville.

Soudain comme fleuve écaillé, j’ai parcouru une nation, visité des pays, aggravé l’espace d’un moment l’étendue qui me séparait de toi.

J’ai prononcé dans mes nuits au souffle court,  ton nom, dormi sur des rubis. Respiré, ah respirer le large au moment du départ. Sur des barques improbables j’ai entendue des symphonies, ah qu’il est lourd le piano que j’ai monté dans les Alpes. Et cette fureur, cette garnison d’effroi quand mes nerfs à bout de souffle ont osé ce poème.

Je suis d’un peuple retiré du monde…

 

Publié dans : Non classé |le 23 janvier, 2014 |Pas de Commentaires »

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