Archive pour la catégorie 'Textes courts…'

Morte saison , triste raison…

Je soigne mon mal de tête à l’aspirine, et mon désespoir à la cocaïne…J’ai soif d’éternité, bordel elle est bonne ! Hier encore je disposais une ligne sur son corps noir : contraste des couleurs, satisfaction de l’humeur. J’ai lu Ibsen, c’est  bien ! La véranda est transpercée d’une couleur pourpre, je suis assis devant le jardin avec un livre à la main, quelques mots et je médite des heures. Morte saison, triste raison. Je ne sais parler de rien, je ne pense à rien, vagues de Virginia Woolf, traité du désespoir de Kierkegaard. Parfois une idée, les sens à vifs, j’écris : Socrate est-il mort, et avec lui sa conception du philosophe contemplant les idées ? Le monde maintenant à plat est dans l’attente, le cosmos , nous est tombé sur la tête : Je suis si seul dans tes bras !

Publié dans:Textes courts... |on 27 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

Snob…

L’absinthe venait d’Espagne …IL est 8h, je crois ?

Je lui avais dit de venir l’hiver pour être caché par mon long manteau, je ne voulais pas qu’elle voit mon corps.

Je demandais à Jessy, que je baisais parfois, de me faire un look attrayant : Un costume Hugo Boss, pas de dessous, j’aimais sentir l’étoffe sur mon corps nu, un parfum discret.

L’avion freina en bout de piste, j’eus à peine le temps de prendre la petite fiole en acier et de boire,  qu’elle apparut.

J’avais des mots plein la tête pour elle, il fallait faire vite, la première impression serait la plus forte, la faire sourire pour qu’elle oublie que je n’étais pas Brad Pitt.

Je ne dis pas un mot et souri bêtement …

Elle s’installa dans la Porsche, je fis un démarrage sportif sur le parking de l’aéroport, je mis un CD d’Arvo Part et lui demanda s’il elle croyait en Dieu ? Elle éclata de rire :

-Pourquoi cette question ?

-Arvo Part prétend qu’il compose pour Dieu répondis –je en freinant légèrement…

-Qui est  Arvo Part ?

-C’est le compositeur de la musique que nous écoutons.

Au feu rouge un adolescent cracha sur mon pare-brise, je lui souris courageusement.

Nous roulions dans la ville qui s’éveillait, je rejoins la place du capitole et garait la voiture dans le parking de l’Hôtel de l’opéra.

La suite 41 avait un piano, un livre d’or dans lequel Friedrich Gulda avait écrit quelques mots.

J’avais laissé sur le bureau en plexiglas mon manuscrit ouvert, elle s’empressa d’y jeter un œil, elle lut :

« Ca fait chier l’être, et cette capacité du dasein, cette putain de précompréhension que nous avons ! Ça fait chiiiier !

Là il y a de l’être : Quand tu me branles doucement de ta petite main noire, quand ton sein sous mon œil, me regarde et me fascine : Dasein !

Quand le monde tourne autour de moi, leurs gueules de noyés, et cet arbre qui me fait face depuis la fenêtre de ta chambre, ce bel arbre millénaire, il va me survivre ce salaud : il me renvoie l’idée de ma mort et toutes ces constructions de l’homme, des chiotes à l’immeuble d’en face : eux aussi vont me voir mourir ! De partout, finie la beauté de la nature, voilà l’idée inconcevable de ma mort ! Toujours Dasein ! Je suis l’être pour la mort qui souffre cette idée comme un chien ! Je suis une conscience absolue…

Je viens vers toi ma petite négresse blanche, je viens vers toi pour me soigner de ma condition d’homme, rentre moi donc le doigt dans le cul que je reprenne le goût d’être animal !

Elle laisse tomber le manuscrit et me demande, c’est qui celle-là ?

-je la regarde penaud, c’est une étudiante métis qui vient d’Afrique !

-tu la baises ?

-Non, mais j’aimerai bien !

Conne de franchise, que n’ai-je pas dite, pour qu’elle explose :

-tu es un professeur d’université et tu n’es pas écrivain, tu devrais y penser un jour !

-Merci…

L’amphithéâtre était bondé, je respirais profondément et rejoignis le bureau.

-Nous aborderons aujourd’hui cette idée effrayante de Kant sur l’universalité du beau ! Comme vous le savez Kant prétend que le goût du beau est universel sans concept…

Je voudrais vivre dans une poubelle. J’aimerai être couvert de vos déchets de la tête au pied…

Malgré elle  je continuai à écrire ! Pourquoi ?  Parce qu’il me fallait survivre à cette sensation d’être qui me collait à la peau, ma peau de lépreux ; bouffe les croutes chienne !

Elle posa son cul sur le lit et commença à enlever ses chaussures, je vis la chaine en or qui entourait sa cheville, ce petit bijoux me rappela qu’elle n’était qu’une une call-girl, que savait une pute de l’écriture ?

Elle me branla en lisant les pages du figaro, j’éjaculais sur ses doigts d’or.

Je l’admirais depuis que l’on me l’avait offerte un Six janvier, qui était en fait la date de la nativité chez les orthodoxes, offerte par mes amis qui trouvaient que j’étais un peu pâle depuis que Françoise m’avait quitté, et qui se cotisèrent le soir de noël pour que j’ai de la compagnie…

Mon petit cadeau j’en prenais soin, croyez-moi ! Avec le temps j’oubliai de payer ses services et elle venait tous les week-ends à Toulouse, prétextant qu’elle adorait cette ville. Ma petite chienne avait un seul vice : elle était jalouse !maladivement jalouse !

Je bois l’ignominie du monde, j’écris pour me consoler d’être, l’existence précède l’essence : Putain j’ai la nausée !

Une main se leva au milieu de l’amphi et apparut à mes yeux LaLa , c’est ainsi que se nommait, je l’appris plus tard, la petite métis qui me faisait fantasmer ! Avec un courage absolu elle prit la parole dans la salle bondée : Pourriez-vous me dire ce que penserait Kant de l’art conceptuel ? Je répondis du tac au tac pour ne pas montrer mon trouble : Qui pose une question a déjà la réponse comme dirait Jacques Lacan et votre réponse nous intéresse, veuillez donc la semaine prochaine présenter ici même le résultat de votre recherche ; rien de plus ne fût dit alors et Lala sourie à ma réponse…

Bègue je suis bègue quand je te vois, les mots accrochent ma bouche, je trépigne quand tu n’es pas là et m’immobilise sous ton regard…

 

 

 

 

 

 

Publié dans:Textes courts... |on 27 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

Grammaire…

Grammaire,

J’écris à partir de rien : un souvenir, une musique, oui souvent une musique ; vous savez ? Les chansons qui ne parlent de rien si ce n’est d’amour et de manque, mais n’est-ce pas trop facile d’écrire sur l’amour ?

J’écris à partir de rien…

Longtemps ça a commencé ainsi : Elle regarde la mer…Et je voyais ma grand-mère au-dessus de la dune qui nous regardait mes frères et moi jouer sur la plage.

Quelques mots plus tard j’étais à bout de souffle et le texte se terminait…

Et puis des lettres d’amour, adolescent, des lettres que je prenais un plaisir fou à écrire des nuits entières !

Plus tard  je me suis acheté un portable blanc comme neige, je l’aimais, je l’aimais comme on peut aimer la clé qui vous ouvre la porte donnant sur la liberté !

La police d’écriture m’a enfin permis de voir mes mots sans voir les traces de ma main dont je n’aimais pas le graphisme !

La main donc le corps ! Je dis l’écriture vient avant tout du corps, je dis et vous ne comprendrez pas car c’est à peine compréhensible : J’ai d’abord écrit par le corps insoutenable de ma grand-mère  que j’aimais malgré son odeur d’urine et sa perruque mal mise. J’ai aimé l’insoutenable : Et parfois mes textes en sont remplis, grossièreté, laideur, corps indésirables tout ça par pure imitation de cet amour impossible, de ce désir ambivalent de l’impossible.

J’écris à partir de rien…

L’obsession de la beauté éternelle, un corps sans organe, immaculé, désirable. Peut-être est-ce de l’amour dont je parle ?

Publié dans:Textes courts... |on 23 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

Hommage à Philippe Sollers, écrivain.

Glenn Gould joue une cantate de Bach. Sollers écrit studio. Tu devrais travailler ton piano. Tu excelles dans la capture du réel. J’y suis pour rien. Cette mise en scène ne vaut rien : duras aurait aimé quelque chose de plus récité. J’ai visionné les Rushs, tu n’économises pas la production ! Il y a tout dans tout… Je ne sais pas où j’en suis avec toi. Séverine est repartie ce matin, je lui ai montré Paris-Texas. Elle sera en Birmanie en Juin. Je ne sais pas ce que pense ta mère… La correspondance d’heidegger et Jaspers m’a éclairé sur mon sentiment de solitude. ll y a une lumière étrange qui éclaire mon lit. Quand j’étais journaliste ma femme n’aimait pas mon travail. Je sais que Séverine deviendra Bouddhiste. Karayan. Je ne sais pas où j’ai mis le manuscrit. C’est un acte manqué réussi. Je n’ai jamais rien compris à Joyce. Le jardin du musée est assez grand pour promener le chien.  Et cette musique de Varèse ! J’ai souvent l’impression de vivre pour rien. Tu as pris une part de moi quand tu es partie. Je me suis promené ce matin dans la rue en pensant à Séverine… Séverine Vanel si vous aviez une histoire à raconter dans l’urgence de votre mort prochaine ce serait laquelle ? Il faut sauver Bouddha. Cette illusion, Séverine Vanel, cette illusion que le Tibet sera toujours le pays le plus religieux du monde, est -elle dans vos films ? Je regarde la mer. Prés de moi la fille de Séverine contemple ses chaussures, sa mère revient dans trente jours. Regardons un peu l’oeuvre d’andré Ravéreau, il est absent de toutes ses créations. Peut-on apaiser un égo surdimensionné ? Il y a le plaisir de l’instant. Elle s’est mise à courir et Kant lui a demandé de s’arrêter car il avait une idée. Je me rapproche de toi. Je vais chercher dans ma mémoire comme dans un placard mal rangé. Je crois que Bobby a soif, il faut téléphoner à Sue Elen. Quel créateur de Concept ce hegel ! Y a t’il chez derrida la possibilité d’un Dieu ? Je ne sais pas je suis agnostique. Myriam a pleuré quand son fils a eu le Bac. Je ne cherche pas à exploser la narration mais à en saisir l’origine. Un retour au Cogito ? Je suis incapable d’apprendre.

Il faut se penser mort. Il n’y a que l’abondance du réel qui soit un cadeau. Je suis si bien avec moi-même. La prière est avant tout une technique. Briévement séverine raconte  notre rencontre, elle semble ne pas en revenir. Sa douleur au dos est enfin partie. Je me suis étendue sous elle, ma bouche dans son sexe. Alors le cogito n’est fondé que depuis Husserl ? Michel Berger,votre chanson sur Cézanne est-elle un passage vers le grand art, si je puis m’exprimer ainsi ? Euh…Je veux dire, êtes-vous un passage vers l’oeuvre d’art éternelle? Descartes est peut-être une erreur dans la philosophie. Hier à New york j’ai vu une vache qui s’était évadée d’un camion. J’ai jeté ma télévision et j’ai chronométré mes moments de bien-être dans la journée. Je veux me retirer dans la montagne. Séverine me fait connaître le tibet. La prière est l’activité qui rend l’homme libre. Hurs von Balthasar, dans votre livre dieu et l’homme d’aujourd’hui, vous semblez annoncer l’ouverture de la théologie vers une écoute plus profonde de la philosophie, mais vous n’oubliez pas qu’il a fallu des siècles entre Aristote et D’aquin ? Ah ! Ces médicaments qui tuent !L’épreuve : l’écriture comme l’incapacité de s’en sortir ! De qui ? De quoi ? De soi évidemment ! Sous la lumière de sa table de nuit Séverine a caché ses manuscrits lourds ! Aïe !aïe je suis en plein dans les orties. Je passe un moment avec cette actrice de porno que j’ai choisie pour mon film : elle ne comprend rien à rien. Hier j’étais à Lourdes pour les repérages, sonie a prié. Nous nous sommes étendues sur le sable avec Séverine pendant que la petite dormait sur la serviette. J’ai courru aprés le train pour donner à paul son agenda qu’il avait oublié. Nous avions décidé d’éteindre le projecteur quand tu rentrais sur scêne, tu n’as rien compris au dialogue, rentre chez toi ! Van gogh doit être plus heureux à cet instant, tu le joues trop distencié !Je reçois un cadeau d’un éditeur : un livre de Balzac, je ne le lirai pas. Des sentiments, du psychologique, vous devriez relire vos classiques !

Oui c’est ça ! J’ai dormi à Auschwitch ! L’illusion de croire que la littérature s’est libérée du classicisme.

J’ai mordu la main à ma dentiste. J’ai beaucoup pleuré quand tu es partie…Séverine arrête de me quitter ! Ils ont fait péter le World trate Center. L’orage a frappé, illusion de puissance. Je ne m’emporterai plus avec toi, je m’en vais !Prendre la voiture. Marcher le long d’une plage. Je ne t’écrirai plus des lettres d’amour. Donne moi à boire. Ca tient comme un château de cartes. Je la regarde, elle se meure. L’hiver sur la montagne, image d’épinal. Je l’ai couchée sur le divan. L’enfant tremblait de fièvre. J’ai appelé à l’aide, seul l’écho m’a répondu. Sur le bateau qui l’a ramenée d’Alger, elle a cru revoir sa mère, morte 20 ans avant. Bergson : matière et mémoire. Et puis en finir . Mishima, la douleur du sabre dans le ventre. Je sais, la mer ne se souvient de rien. Il y a de Portzemparc qui chantait sous la pluie. Et dutrillo qui composait un poème. La maison du sourd : il porte sa chemise de nuit, il caresse les fesses de la servante en longeant le mur rempli de dessins qu’il peindra plus tard. Ma femme ne m’admire pas, elle se fout de tout ce que je peux faire. Althusser, une pensée, une action ! Et reverdit le printemps jusque dans la beauté de séverine qui est revenue de Birmanie; elle prend sa fille dans ses bras et nous embrasse tous les deux, c’est la fête… Allez, allez…la dernière parole de ma mère avant de mourir : Nous serons seuls un jour… Effaçons les derniers textes qui encombrent notre esprit…Un nouveau souffle… L’autre en amont… Je me réfugie dans une église… Je pense à Dieu… Je lui ai pris la main et j’ai pleuré. Et le bonheur c’est possible ? Oui, à condition d’éteindre la télé… Il y a des feuilles aux arbres, Séverine me chuchotte à l’oreille : tu viens dans la chambre ? Je lui saisis la main et cueille un peu de chanvre. Nous arrivons devant le lit ; elle m’empêche de me coucher et se met à genoux.

 

Loin, je sais que tu es loin de moi, si loin. Dompte moi et j’enlèverais mes mains de ton cou.

Je me souviens. J’ai répété son nom des dizaines de fois avant l’intervieuw : Séverine Vanel,Vanel Séverine, Séverine,Vanel. Le vin que je bois me ferait vomir. Une dose de morphine, je crois que je vais mourir…Il est cinq heures à l’horloge, l’église est éclairée comme jamais. C’est un matin comme tous les matins, mais c’est mon matin, l’infirmière a raté la veine, la morphine me brûle, je passe ma main sous sa blouse, elle sourit mais ne dit rien… Je vomis sur elle, elle m’embrasse…

Eclairez-moi ce théatre on dirait un cimetière ! Ton film est aberrant, il cultive le mauvais goût et put la pornographie ! Ca fait longtemps que je ne vais plus sur scêne. Valère Novarina n’a plus qu’à défendre De Funès. Moi je me retire, je vous déteste tous, crie-t-elle en descendant de scène.

Lumière sur une ville du Sud : Je bois un verre sur la terrasse du Goya, la serveuse me prend pour un écrivain, c’est bien la seule ! Séverine risque sa vie à Lhassa et moi je fais des  papiers sur le club de Yoga du quartier… Je ne veux plus que tu partes … J’ai peur pour toi Séverine…Ton sentiment éthique mine notre couple… Je crache à la gueule de la Chine populaire…à peine écrite cette phrase je vérifie si ma porte est bien fermée… Le téléphone sonne… Séverine au bout du fil : tu me manques, comment va alexandra ? … Elle dort, ne t’inquiète pas, quand reviens-tu ? Pas de réponse ! Je m’endors le combinet à la main…

Nous restons des heures à regarder dormir la petite. David Neel dans la cité interdite. Séverine a voulu ce prénom pour sa fille. Je décompose la narration, je réecris mon livre phrase par phrase pour casser son rythme et sa logique… A l’autre bout de la terre un violent tremblement de terre, prés du monastère de Belloc : une brise légère.

Le regard satisfait de Picasso. Kanthweller regarde sa montre. Je compose pour toi. Elle surgit comme un coup violent donné par derriere. Il la regarde. Elle se sait regardée. Nous avons tellement pensé à la même chose, que nous ne savons même plus ce que c’est : la même chose ! Tu passes ton temps à écrire. Pourquoi écrivez-vous ? Rictus et clin d’oeil. L’autre maison est habitée  par une prostituée qui a choisi de finir ses jours avec un peintre. Et plus loin le lac où elle s’est noyée. Je me souviens. J’ai tellement de souffrances que je ne manque de rien. Place du capitole une femme passe, je vois le début de ses seins, ne connaitrais-je  jamais le plaisir ? Au revoir. J’habite depuis peu un village de 100 habitants, je suis le même ici et partout. Ce n’est pas vrai, la montagne que je vois me comble de joie… Et puis personne pour me demander ce que je fais ! Et d’ailleurs qu’est ce que je fais ? Rien, je me lève, prend un verre, je fume et je m’endors sur le canapé.

Elle arrive le Week-end, porte toujours ses jarretelles blanches et nous nous épuisons au lit. Je regarde la montagne. Elle me saisit par le bras : “ je pars dans deux heures ! Arrête d’écrire, occupe toi de moi ! ” Nous longeons la rivière, il fait si froid qu’il me tarde de rentrer…

 

 

 

 

Publié dans:Textes courts... |on 20 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

Elle…

j’avais l’illusion d’être vivant. je connus Martine le lendemain de la st valentin. Elle possédait un commerce à Biarritz,j’étais pauvre. Dans sa jaguar , j’avais la place du mort. Lors de notre premier flirt je l’ai assise doucement sur le levier de vitesse, elle a joui si fort que je me suis promis de recommencer.Depuis  elle ne voulait jamais m’aimer que dans la  voiture;Nous roulions la nuit sur les routes de bord de mer a la recherche d’un coin tranquille .
Je rentrai tard dans mon studio,L m’attendait de l’autre côté de mon écran.Je devais tout lui raconter,chaque expression du corps, chaque mot hurlé.Je sentais ces frissons a chaque point d’esclamation, n’y résistais pas, inventais souvent, dormais peu!
Mon frére se maria le lendemain de ma rencontre ;Je n’étais pas invité…
la jolie et jeune bourgeoise qu’il épousa plut a ma mère. L. ne sut jamais combien elle était détestée… mon analyste, un Lacanien aigris ,sursauta:Votre mère est jalouse d’L, c’est évident!
L. cracha par terre quand je lui comptais le corps de martine, sourit quand je lui dis que j’allais me fiancer. Souffrant alors d’une sciatique,L. se déplaçait en fauteuil roulant,que je poussais me trouvant enfin utile.
Pour la combler , au début de notre relation je devins soumis; elle lacérait mon dos avec une feuille de thin qui parfumait nos nuits. Elle m’accrochait au rideau et frappait mes genoux.
Un jour n’en pouvant plus je m’accrochais a ses cheveux et la jeta par terre!Elle se releva !Je lui cria: chienne !
et porta mon pieds a son ventre,en hurlant que j’étais son maître!
Depuis L. ne me quitta plus.
avant Martine L. me présenta une amie qu’elle disait être très influente dans le milieux des marchants d’art . Sous l’ordre d’L. je devins son amant. Je le devins tellement que L. l’écarta de son cercle d’amis.
Séverine, ne résista a L. que trois semaines car je l’avais rencontré par ma seule volonté ne demandant rien a L.
Philippe, n’eut pas cette chance ,il mourut quelques jours après notre rencontre!
L. était douce comme la vague. L. était exclusive. L. était l’amour de ma maturité!
Un soir de septembre, je la pris dans mes bras car elle pleurait au  beau milieu de la rue. Lentement je la dirigeais vers un bar pour lui offrir un réconfort.Nous nous revîmes au hasard des expositions que je réalisais a Biarritz,mais nous sortîmes ensemble qu’ au mois de juin de l’année ‘d’après!
Son amour pour moi dura trois jours.Le mien dure toujours!
Elle me voulut son ami car elle ne pouvait souffrir la solitude de son mari. J’acceptai ne pouvant me sentir loin    Martine s’éloigna de moi avec autant de douceur qu’L envahissait mon esprit…de retour dans son foyer croyant faire oublier son escapade L. reprit la maison en charge. Elle s’occupa de la scolarité des enfants , réorganisa la maison qui l’avait fait fuir,prit en charge les soirées de son mari ou elle apparaissait comme incontournable a tous ceux qui voulaient l’approcher.
elle m’appela parfois au téléphone,ses paroles étaient rythmées de silences  traduisant sa vie ennuyeuse!
Avec le peu d’énergie qui me restait ,je m’évertuai a lui raconter mes journées,que je disais riches de rencontres et de nouveautés,je ne faisais plus rien et ne lui disait pas!!
la nuit précédente, je décidai de partir, de quitter la ville .
On frappa a la porte, je n’attendais personne et fît le mort un instant pour ne pas qu’on insiste.,sa voix brisa mon silence!
Le matin alors qu’elle dormait je sortis pour acheter du thé et quelques fruits de saison.
Elle se réveilla affolée et s’habilla en oubliant de déjeuner.
Ne sachant quand elle reviendrait, je m’enfermais chez moi pour l’attendre.Elle ne revint que six jours après,j’étais méconnaissable…
Quelques mois plus tard L. et son amant se jetèrent d’une falaise, on retrouva leurs corps accrochés l’un à l’autre…

Publié dans:Textes courts... |on 20 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

La naissance du monde…

L’idée de la mort de Jeanne me traversait souvent l’esprit . Elle qui était toujours en excellente santé ,tomba malade .  Mes vacances je les passais a son chevet. Son corps était pour moi aussi attirant qu’avant. Une nuit, alors qu’elle dormait profondément,je fis glisser le drap et voyant ses seins ,je me masturbais amèrement… Sa maladie qui ne fût pas mortelle,la cloua au lit pendant treize ans. et pendant toutes ses années ,chaque nuit je faisais jouer mon désir…
Dans les premiers temps je ne faisais que la regarder endormie . Le plaisir volé me donnait une complète satisfaction et je ne n’imaginais rien d’autre.
Une nuit je me glissai dans son lit et ressentie  l’envie d’aller plus loin. Son corps moite ,sa respiration profonde ,me firent imaginer que j’étais libre d’elle. Libre de jouer,libre d’en jouir. Je sortis du lit après avoir découvert sa nudité et je me saisis de mon appareil photo… Pour ne pas la réveiller,j’éclairais la chambre d’une lumière a peine perceptible.
A son réveil, je descendais a mon ordinateur pour visionner les images,que je travaillai alors selon mes envies.
Les premiers mois je réalisais une série que j’appelais : »la naissance du monde » En effet tous les clichés se portaient sur son sexe ;J’écartais ses jambes et le bombardait des lumières de mon flash…Plus tard je changeais de technique et passait a la micro photo pour rendre expressive sa touffe…
J’aimais tellement ses représentations de sa nudité que j’en oubliais de me caresser.
Plus tard je la retournais sur le ventre et éclairait son dos… Alors que j’étais a mon appareil prés pour commencer une nouvelle série, son chat »pamplemousse »monta sur le lit . De mes mains j’essayais de le remettre à terre mais il revint comme attiré par la chaleur du corps de Jeanne. Je pris ce hasard comme l’expression  d’un choix esthétique:pamplemousse se coula sur ses fesses nues,j’en saisis l’image!
Au cours de la deuxième année de sa maladie ,le médecin demanda des examens qui nécessitaient une hospitalisation de trois semaines. Je profitai de l’absence de Jeanne pour exposer mes photos dans une galerie dont je connaissais la propriétaire.
L’événement fît grand bruit dans la petite ville et je fus obligé de cacher à Jeanne le journal local pour ne pas qu’elle vit sa nudité exposée au grand jour.A la fin de l’expo , alors que je décrochais mes photographies,je vis rentrer dans la salle une femme dont la stature me fît penser à une peinture de  Rembrandt. Nous parlâmes pendant trois heures…
Cette personne que j’appellerais L. pour ne pas révéler son nom puisqu’elle est aujourd’hui influente dans la ville, devint mon modèle…     Lors de la dernière séance , alors que je préparais la toile de fond pour faire les ultimes prises ,je me blessai le doigt et le sang se mit à couler;De sa main elle  prit la mienne et la porta a sa bouche pour sucer la plaie; Ce geste me fît chanceler .
Pour la dernière fois elle m’offrit la vision de son corps. Pour la première fois en guidant ses pauses je la caressai poussé par un désir que je ne pus refréner/elle s’allongea sur le sol ne portant que le haut de ses vêtements et ouvrant ses jambes elle m’attira avec un extrême légèreté sur elle . Je fus pris par une sensation de glisser sur une vague et la jouissance qui en suivit me fît crier…
A le raconter ainsi on pourrait croire que L. avait décidé en un instant de poser pour moi ;En réalité de longues discussions et beaucoup de doutes précédèrent sa décision…L. sortait d’une grave dépression ;L. ne me raconta que tardivement ce  que je me permets dans l’anonymat d’écrire aujourd’hui…    avant de commencer mon récit je m’étonne encore de la confiance que me montra L. En me racontant cet événement de sa vie; Qui suis-je pour elle ? le passeur de mon âme me dit-elle un jour en souriant. Elle me vit ainsi dés lors que je lui demandais de poser pour moi. Elle refusa d’abord et me dit qu’elle ne se voyait plus telle qu’elle était. Depuis deux ans je suis une autre ,ajouta-t elle….Je ne connais plus la femme que j’étais et qui encore me hante comme une ombre,je mène un combat contre ce double que je déteste! Quand elle  se mettait a parler ainsi je ressentais d’abord une peur qui m’empêcha au début de la rassurer. Puis avec le temps je me mis a parler du corps malade de Jeanne ,ceci la toucha et elle me fît une confidence sur l’origine de son mal ! Au cours d’une fête de mariage a laquelle elle participait elle fût filmée par un membre de sa famille qui quelques semaines après lui proposa de visionner avec elle le film,elle accepta curieuse de se voir. Quand elle vit sur l’écran que le film était terminé elle demanda a se lever et alla dehors ou elle perdit connaissance!
Prétextant une fatigue passagère elle ne raconta a personne la raison de son évanouissement, c’est a moi et a moi seul qu’elle se confia:Elle commença par me dire, je ne reconnus pas qui était celle que l’on voulu me faire voir!je ne me suis pas reconnue au cours du film , pas une seconde j’aurais pu dire comme un enfant qui se voit:c’est moi!… Elle ajouta :depuis deux ans je cherche mon image sans jamais voir autre chose, qu’elle, qui n’est pas moi!
Plus tard elle me confia qu’elle eut pour la première fois une vision ou elle se reconnaissait grâce a mon exposition et donc au corps de Jeanne! Ainsi je compris pourquoi elle s’intéressait tant à moi et a mon exposition
Au cours de la dernière séance de photo que je fis avec elle ,elle sembla absente et me demanda même de la déshabiller pour choisir la partie du corps que je voulais photographier! EN découvrant son épaule je vis qu’elle avait un tatouage représentant deux papillons : étonné de cette découverte je passai la séance a photographier son épaule,chose qui la mit en confiance… Pendant les jours suivant elle découvrit son corps sans jamais en montrer sa nudité entière,ce qui me permit de faire des séries sur chaque partie, me rappelant ce que je fis avec Jeanne…

Publié dans:Textes courts... |on 20 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

Le refuge…

En août 2003,  le juge Michel de Dax me fit interner a l’hôpital psychiatrique de Pau dans les Pyrénées atlantiques . Je venais d’agresser physiquement ma compagne qui ne porta pas plainte ce qui me protégea de la prison. Ma vie a l’hôpital durant la première année , je la passai dans le service du docteur Senna qui s’occupait des schizophrènes dont le diagnostiques semblait prévoir une possibilité de retour a la vie normale. Le médecin me trouva  un petit travail dans la bibliothèque de l’hôpital sous la surveillance d’une infirmière que je tutoyais rapidement en l’appellent de son prénom :Martine.  Celle ci me forma a  la gestion informatique du stock de livres.Grâce à elle je pus me procurer un ordinateur portable,avec une clé trois G, me permettant  virtuellement de m’évader de l’hopital.
Le plus clair du temps ,quand je n’étais pas à la bibliothèque,je tchatais sur des sites de rencontres. J’étais saint Paul,pseudo que j’avais choisi en lisant la biographie du saint sortie la même année. en effet celui-ci m’apparut comme à l’origine de la communication contemporaine ,et je pensai que l’informatique aurait été son principal outil s’il avait vécu a mon époque. Le docteur Senna ,me fît remarquer que ce dernier était un grand misogyne .
Ce qui ne me déplut pas!
Pendant les premiers mois de mon internement j’étais en contact direct avec l’épouse du Christ qui d’une voix suave me parlaient à l’oreille lors de longues conversations dont l’équipe médicale ne pouvaient se douter puisque je n’en parlais pas!
je profitai alors de la bibliothèque pour enrichir mon monde intérieur de connaissance biblique et théologique afin de mieux connaitre celle qui m’accompagnait .
Les médicaments firent leurs effets , les hallucinations auditives s’apaisèrent et mon intérêt théologique pour la sexualité christique disparut…
Martine monta sur le tabouret,elle poussa un cris. J’accourus alors et je me retrouvai dans ses bras. La bibliothèque devint notre chambre, le corps de Martine ,mon refuge…

Publié dans:Textes courts... |on 20 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

Méta-physique…

De tout j’ai grande lassitude. De l’atrocité des mondes bas et de ceux d’en haut. Quoi dire ? Que vomir me fait du bien. Je dégeule un liquide verdâtre qui ressemble au pire : crever ne me fait plus peur, la mort n’est qu’un voile !

Situation de l’écrivain au moment où il commence ce texte : paisible, mon style me revient, rempli de quelques grossièreté dont je théoriserai plus tard l’importance…J’ai fait caca ce matin, déjection matinale, purification, sensation de légèreté…Il a fait caca ce matin me rappelle ma voix intérieure. Ce goût du détestable, me parait l’expression la plus intime de ma création littéraire, oui en effet j’ai l’ambition de l’écriture…

-Et quoi de plus me demande ma psychanalyste ?

Cela fait bientôt quinze ans que j’oublie de vous dire que je veux être écrivain !

- vous êtes le spectateur de votre propre phantasme ; Vous vous voyez écrivain, mais que voyez-vous vraiment ?

-Je vois le soleil en pleine nuit dans une maison de campagne, et puis je ne vois plus rien, tout devient flou donc théorique…

Je broie mon doigt dans ma bouche et ajoute : vous savez que je viens de la philosophie, j’en viens pour essayer de la détester…

-Il est facile de haïr, mais pourquoi la philosophie ?

Parce que le dieu de Socrate voulait qu’il écrive des tragédies et mon dieu a moi il veut que je sois philosophe, ce con !

Mais putain depuis quand le discours analytique doit-il être logique ?…

Nous marchons maintenant dans le cloitre des jacobins, ma psychanalyste me prend par le bras .En fait avec elle je ne manque pas du phallus car profond je voudrais bien lui mettre à l’ instant où elle m’effleure le bras. Je manque du clito. Oui en effet c’est ma petite théorie : la manque clitoridien, je vous en ferais part plus tard, si vous me lisez, justement !

Alors donc je suis dans le cloitre des jacobins, j’oubliai de préciser que nous avions quelques amis communs avec cette chère analyste , et que depuis quelques années ces amis tombent comme des mouches ,ils meurent tous l’un après l’autre ! Dans mes moments de désespoir, quand la littérature me parait une vaste entreprise de morveux libidineux, je m’imagine auteur de polards ! Celui la commençait bien : un narrateur névrosé, enquêteur par amour de son analyste  qui cherche un tueur parmi les clients de cette dernière !

De la hauteur, du vent   et osons, quittons ces sous-ensembles flous et transgressons la bonne vieille littérature. Lecteur, mes lectrices ! Je veux vous aimer jusqu’à l’orgasme, jusqu’à l’oubli d’être né !J ‘ai encore abusé des antidouleurs, mon corps , ma blessure…

Je remonte ma main sous sa jupe, elle dort ou fait semblant. Si tu continues j’avorte, elle ouvre les yeux en hurlant !

Remettons nous au travail, le monde peut bien attendre et mes désirs aussi !

Sur mon bureau une lettre de ma fille qui parcourt l’Europe à la recherche d’elle-même. Je l’aime cette petite conne…Son vieux père n’a jamais quitté son bled de province…Ce dernier a pourtant des visées ultra mondialiste.

 

Je marche d’un pas pesant sous le soleil de juillet, ma petite ville, ma prison est irradiée de soleil, O  astre d’en haut !

Et la nuit sera fraiche, elle sera douce aura l’odeur des nuit de création… Mieux encore que le sexe…Je divague, ça plombe ! J’ai oublié mon chapeau, à mon âge ça ne pardonne pas … Lucette m’attend à la maison ; Dans son jardin, son minuscule jardin avec vue sur le mur, elle est à moitié à poil, et moi je lui caresse l’épaule en relevant une partie de son corps pas encore rougie par le soleil…Ô  astre d’en haut que vois-tu d’elle, son orifice ?

Je donne parfois à la nature mes envies inassouvies, c’est d’ailleurs pour cela que je préfère le printemps ou ca baise de tous côtés, fornication sous les yeux indifférents de l’humain… Je me suis longtemps promené sous les fenêtres ouvertes à l’écoute de quelques cris, passager haletant au désir des autres. Freud, oui lui-même ! Déclarait qu’il avait mis toute sa libido dans la cause ! La cause ? Oui bande d’inculte la cause c’est ainsi qu’il nommait la psychanalyse ! Quel rapport avec moi ? Aucun !

Quittons cela …Et revenons… je me suis souvent branlé sur les plus belles pages de la littérature, et un doigt dans le cul en plus en finissant la recherche…J’ai joui sur des mots qui pour vous ne vous ont même pas effleuré les couilles ! Je n’ai pas perdu mon temps à attendre que ma mère vienne me border …Très tôt je me suis branlé de bonne heure…

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Kandinsky. De Staël. Bergman. Cherchez l’intrus …

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Tout est dit du grossier et de l’intolérable, seuls les plus tenaces de mes lecteurs se tiennent les tempes pour lire jusqu’ici ! Et puisqu’il eut un début, et puisque vint la lumière il fallait bien que je la crée moi ma petite Eve… Tu aurais pu mon amour te nommer ainsi mais prononcer ton prénom me fait chaque fois vibrer l’âme : Stéphanie,

1er octobre, il est tard, j’ouvre mon ordi et me connecte sur le chat NRJ, pseudo choisi : machiavel ; quelques mots de présentation : exécrable… Allons courage, peut-être des dials intéressants ce soir, il y a foule entre les Trans et les lesbiennes  mon clavier va vibrer ! Nouvelle mode sur les chats les mamies sont devant leur télé, le portable sur les genoux ! Oui je sais , les bébés ont quittés le cocon suivi  de près par les maris qui d’un seul mouvements on préféraient des chairs plus fraiches !Putain de solitude , allez il nous reste le sex toy !Elles me racontent leurs malheurs , oui bon , j’écoute poliment !Devant moi  a ,coté du clavier, le traité fondamental de la foi de Karl Rahner , ouvrage de référence pour théologiens avertis !! Posé sur le bureau tout près, le séminaire sur le transfert de Lacan ! Vous savez l’ouvrage ou il parle d’Alcibiade, celui qui voulait enculer le pauvre Socrate ! Et puis la question récurrente qui me traverse l’esprit : mais pourquoi je connecte ces connes ? Pourquoi ? Nouveau message, la lumière du site clignote, je clique et frimousse me salue d’un bonsoir que je juge coquin, pure imagination, pourquoi ne serait-elle pas elle aussi peu intéressante que les autres ? Coucou !! C’est ma réponse, vous voyez j’en suis là !ça ne tarde pas j’ai une touche !elle répond aussitôt !quoi ? Je m’en souviens plus !

Une heure, deux heures, peut être trois qui sait ? Pas moi ! Stéphanie est sourde, 100% précise-t-elle ! Elle vie près de la mer avec son fils un gamin qui adore nager, d’ailleurs elle m’envoie des photos, il s’empiffre d’une glace rose comme ses joues, avec a côté une superbe blonde qui sourit, je m’interroge, qui est-elle ? C’est moi me dit-elle … j’ai dans tes yeux ancré mon âme et toi tu n’as rien entendu, je viendrai silencieusement couvrir ton corps de baisers d’or !

C’est aux moines d’occident que nous devons la transmission des grands textes, c’est eux qui en silence ont recopié les amours de Platon, la physique d’Aristote et rangé au-dessus d’autres ouvrages inclassables d’où le terme de méta – physique, au-delà de la physique ! C’est en regardant tes yeux dans le silence ou ils sont enfouis que j’ai compris que je ferais de ma vie un silence d’amour, je n’ai plus rien à clamer puisque tu n’entends pas, mais je viens me blottir dans ton corps monastère  pour y prier toujours. Fureur et mystère, les philistins s’y reconnaitront …

J’ai abusé du monde ….

Ecoute petit homme ! Devant dieu en toute conscience nous serons …

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C’est affolant comme je ne vaux rien. Ça en est pathétique ! Le corps est ma valeur absolue. Je m’exerce à cet instant à la cognition purement cartésienne : j’ai sa photo légèrement vêtue, comme Descartes avait le morceau de cire devant lui, qu’en ferais-je ? L’honorer dans un premier temps et procédé à une analyse conceptuelle dans un temps deux ! En conclusion jouir de  la naissance du concept. …  Le train se déplace doucement à l’arrivée de la gare d’argeles sur mer, je la vois depuis l’intérieur du wagon, elle porte une veste d’un bleu marial et un jean serré, je marche vers elle ,j’essaye d’être beau, mais putain c’est difficile ! on se sourie et c’est fini, oui en effet, le soir de ma nouvelle vie nous avons mangé face à face, cela  a son importance car je ne connaissais rien encore du langage des signes ! Sous son regard perce neige je me suis à nu, carnet au bout des doigts j’ai écrit et écris ce que j’étais, nos voisins se demandaient pourquoi nous ne parlions pas et nous regardaient effarés…Quand vint la nuit plus intime nous sommes rentrés …

Epuisée elle s’est endormie comme on se retire dans une chapelle nimbée de silence.

Je suis !

Avec toi depuis tes premiers mots, je te sais dans les silences, les clignements de tes paupières qui éteignent la nuit des jours que je passerai infiniment près de toi !

Tu es !

 

 

Publié dans:Textes courts... |on 19 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

God…

Le dieu était en acier trempé.Elle dormait.IL prit le dieu sous le lit, en ressentit la fraîcheur.  Le porta à sa bouche,de sa langue il le caressa doucement.
Il cracha sur le dieu une salive qui avait le goût du tabac. Avec le doigt il répandit la salive sur le bout de l’acier.Elle dormait.
Comme prise d’un trouble,elle se retourna sur le ventre et découvrit jusqu’à mi-cuisses le drap blanc.
Il regarda ses cuisses saillantes couleurs brunes car trop longtemps sous le soleil.
Il déposa délicatement le dieu froid sur son dos,il reposait maintenant de tout son poids sur le bas de sa colonne vertébrale.Il regarda le dieu sur elle et de toute la patience de son désir il attendit! ne pas s’imposer à elle,la laisser ressentir le froid du dieu sur son corps.
Un petit duc siffla au dessus du Mobil home,il la vit sourire;elle se cambra légèrement et lui dit imperceptiblement:continue! Il prit le dieu et la caressa de son bout qu’il humidifia encore.
il descendit jusqu’au creux de ses fesses qui pour mieux l’accueillir se soulevèrent imperceptiblement.Pour ne pas la blesser il tenu le bout du dieu a l’entrée de son sexe.Il fit rouler le bout d’acier sans l’enfoncer pour caresser ses lèvres. Elle respira si profondément qu’il enfonça avec une douceur extrême le dieu dans son sexe.
Elle cria son nom:dieu!

Publié dans:Textes courts... |on 18 décembre, 2013 |Pas de commentaires »

Hommage à Séverine Vanel, cinéaste.

J’ai fermé les yeux. J’avais le goût du café dans ma bouche. La lumière du studio était insupportable .Il y avait bien un peu d’orange, là-bas dans le ciel,  de ma fenêtre qui donnait sur les toits, mais il fallait lever les yeux et je n’en avais pas envie… J’ai ouvert les yeux, pris un Lexomil avec une goutte de whisky,  allumé l’écran de mon pc. Allez…Quelques minutes et je serais doux comme un agneau… Pourquoi est- ce si difficile pour moi d’écrire quelques mots ?

Séverine Vanel, venait de faire son film sur le Tibet, je l’avais interviewé dans la soirée, enfin disons que l’interview avait duré toute la nuit ; tout ça pour dire que j’aime le métier qui me fait vivre ! Passionnément en effet :

Séverine Vanel, votre film, avec quelle caméra l’avez-vous tourné ?

Je n’utilise pas de caméra mais un appareil Canon 600D, c’est plus discret, il me semble ainsi que je peux me fondre dans la foule sans me faire remarquer  par les autorités chinoises qui sont partout au Tibet…

Séverine est repartie le matin, je l’ai accompagné à l’aéroport, je crois qu’elle pleurait.

Le Tibet crève, terrain de jeux pour des putes d’occidentales qui ramènent dans leurs bagages des coussins de méditation made in lhassa…

Et merde un autre verre de whisky ; Vous avez noté ce que ça me fait à moi le Lexomil et le whisky, je deviens vulgaire, j’ai envie de prendre les armes, d’ailleurs le poète espagnol disait bien que la poésie est l’arme chargée du futur…

Je regarde le film sur Mishima, musique de Philip Glass, un moine bouddhiste met le feu au temple d’or, Séverine reviendra bientôt à Lassa, j’ai peur a l’idée de la savoir là-bas, j’ai peur… Coup de fil : ma mère au téléphone… Chaque fois qu’elle me téléphone je mets trois heures pour m’en remettre…Prendre les armes !

J’allume la télé, un homme en feu devant la statue de Mao, synchronicité…

Séverine Vanel, la foi, la résistance existe-t-elle au Tibet ?

Elle parle, je suis pris par sa voix, je bafouille, on essaiera d’enlever ça au montage … Elle parle, elle me parle. Nous restons dans la salle du cinéma qui est fermée depuis longtemps. Je voudrais te laisser à ton dieu, ma main effleure ta main, pardon.

Et moi avec cette impossibilité d’être que je traine comme un blasphème…

Je me lève et sort de mon bureau comme je me jetterais par la fenêtre, le casque sur les oreilles je fuis ma ville que je déteste ; j’y vie pourtant depuis quinze ans sans pouvoir la quitter comme un chien errant…

Séverine Vanel, merci…

 

Publié dans:Textes courts... |on 18 décembre, 2013 |Pas de commentaires »
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