Hommage à Séverine Vanel, cinéaste.

J’ai fermé les yeux. J’avais le goût du café dans ma bouche. La lumière du studio était insupportable .Il y avait bien un peu d’orange, là-bas dans le ciel,  de ma fenêtre qui donnait sur les toits, mais il fallait lever les yeux et je n’en avais pas envie… J’ai ouvert les yeux, pris un Lexomil avec une goutte de whisky,  allumé l’écran de mon pc. Allez…Quelques minutes et je serais doux comme un agneau… Pourquoi est- ce si difficile pour moi d’écrire quelques mots ?

Séverine Vanel, venait de faire son film sur le Tibet, je l’avais interviewé dans la soirée, enfin disons que l’interview avait duré toute la nuit ; tout ça pour dire que j’aime le métier qui me fait vivre ! Passionnément en effet :

Séverine Vanel, votre film, avec quelle caméra l’avez-vous tourné ?

Je n’utilise pas de caméra mais un appareil Canon 600D, c’est plus discret, il me semble ainsi que je peux me fondre dans la foule sans me faire remarquer  par les autorités chinoises qui sont partout au Tibet…

Séverine est repartie le matin, je l’ai accompagné à l’aéroport, je crois qu’elle pleurait.

Le Tibet crève, terrain de jeux pour des putes d’occidentales qui ramènent dans leurs bagages des coussins de méditation made in lhassa…

Et merde un autre verre de whisky ; Vous avez noté ce que ça me fait à moi le Lexomil et le whisky, je deviens vulgaire, j’ai envie de prendre les armes, d’ailleurs le poète espagnol disait bien que la poésie est l’arme chargée du futur…

Je regarde le film sur Mishima, musique de Philip Glass, un moine bouddhiste met le feu au temple d’or, Séverine reviendra bientôt à Lassa, j’ai peur a l’idée de la savoir là-bas, j’ai peur… Coup de fil : ma mère au téléphone… Chaque fois qu’elle me téléphone je mets trois heures pour m’en remettre…Prendre les armes !

J’allume la télé, un homme en feu devant la statue de Mao, synchronicité…

Séverine Vanel, la foi, la résistance existe-t-elle au Tibet ?

Elle parle, je suis pris par sa voix, je bafouille, on essaiera d’enlever ça au montage … Elle parle, elle me parle. Nous restons dans la salle du cinéma qui est fermée depuis longtemps. Je voudrais te laisser à ton dieu, ma main effleure ta main, pardon.

Et moi avec cette impossibilité d’être que je traine comme un blasphème…

Je me lève et sort de mon bureau comme je me jetterais par la fenêtre, le casque sur les oreilles je fuis ma ville que je déteste ; j’y vie pourtant depuis quinze ans sans pouvoir la quitter comme un chien errant…

Séverine Vanel, merci…

 

Publié dans : Textes courts... | le 18 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

un crime pour déraison!

Noués jusqu’à l’extase. A la hanche du dieu s’accrocher enfin…J’ai vu poindre à l’horizon de son nom la poudre de tout savoir. Et le vent avec moi…
Et des vagues de brume, et l’exalté qui criait au bord des passions blanches de la pensée…
Et l’idée comme assaillie s’en allait brouter les exhalaisons de l’être…
Je veux!
Une terre glacée a l’équinoxe de tes yeux!
Je veux !
Un crime pour déraison!
Je veux le sens immédiat et total du haut, du bas et tes jambes ouvertes à l’appel de ce chant…
je veux l’avortement des œuvres mortes de ce monde!
J’en appelle par ma grâce d’homme a la blessure innommée des anges de l’autre monde…
je veux soupirer enfin!

Publié dans : Poésie | le 18 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

Injures et blasphèmes…

Pour l’étonner je m’achète un costume: diversion de ses mains. Longtemps elle en caressera l’étoffe. Elle en oubliera mon corps. Carapace fragile! Je me nourris de ses désirs, j’écris à n’en plus pouvoir la possibilité de ses retours. Elle revient. Et repart à nouveau. Il faudrait que je sorte, que je me plonge dans la foule. Il faudrait que je vive. Peu à peu je me détache de Sylvie, j’ouvre le livre minuscule de ma vie, je suis perdue a jamais pour une autre histoire…
Je reviens au musée comme un noyé, sans elle! Je m’arrête devant un buste de Camille Claudel. Paul veut la montrer a un prêtre, il croit qu’elle est possédée, le saint ignore tout de l’amour. Rodin vieillit, elle le surprend dans un bordel, il sort, effleure sa robe et ne la voit pas! Camille envoie des lettres : Injures et blasphèmes.
Je répète l’histoire de notre vie, mot à mot, et revit a nouveau…
Je quitte Sylvie et signe mon testament amoureux, je jette à la mer une robe Guerlain, offrande à la muse!
Ne pouvant supporter la solitude j’écris tous les jours et j’envoie par email l’histoire que nous ne vivrons pas.

Publié dans : Non classé | le 18 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

Impressionnisme…

J’ai plein de mots dans la bouche, j’en bave. Les livres tombent de mes murs. Ils envahissent tout, du sol au plafond, jusque dans mon lit. Mots d’amours. Goût de haine. Je regarde par la fenêtre, j’attends dans cette ville de bord de mer, j’attends et ne fait qu’attendre! Elle quittera tout pour moi. Elle aura son parfum, sa maison et ses vacances en thalasso. Je sais elle ne demande rien. Elle pose un baiser sur mes lèvres, j’aurais son goût jusqu’à demain. A bout de souffle, j’allume la télé. Effaré je joue Satie à mon piano, la voisine se détend. Sonate. Adagio. Mon asthme crée mon style, j’étouffe. Je voudrais être peintre. Belmondo, Godart. Vous avez bien compris, je regarde à bout de souffle à la télé…Le cinéma immobile me façonne…
Jusqu’à l’oubli d’être né. Je vais vomir, elle n’aime pas ça, j’oublie de raturer…Elle ouvrira sa bouche et me dira: je vais te faire crier. Je remonte ma braguette et lui lance : je suis accroc.
Vider les poubelles, refaire le lit, cacher les cigarettes. Ouvrir un livre, faire croire qu’elle me dérange. Mais non, mais non tu ne me déranges jamais… Parler pour la faire rêver: je prépare une interview .Je déjeune avec l’artiste demain…Il ou elle je laisse planer le doute…Le musée imaginaire de Malraux, le combat que je mène contre la folie n’auras jamais le goût des fossés espagnols. Elle se met enfin au bureau, n’oublie pas que tu es là pour apprendre. J’ai quitté l’éducation nationale à cause de toi! N’en parlons plus, comme tu le souhaites tu es ma seule élève, j’écarte un peu tes cuisses et te parle de l’impressionnisme! Tu questionnes du regard, non l’abstraction n’est pas encore née! Tu apprends si vite que j’ai peur de ne plus rien t’apprendre…
Apres le cours nous regardons la mer, j’ai la mélancolie des espaces infinis…

Publié dans : Textes courts... | le 18 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

Sur ces mots, je te quitte!

Salope. Elle enseignait la philosophie assise sur son bureau, les jambes légèrement écartées…Je lui répondais torse découvert …C’était je le croyais mon grand printemps…je lisais l’immoraliste de Gide, elle m’offrit Aurore de Nietzche. Je parlais de Duras, elle parlait Derrida… Cette veuve noire me prit dans son lit. Elle était veuve d’un musicien contemporain qui jouait Luigi Nono…Je sais, je sais, j’ai tout appris de toi…J’avais 17 ans et je te voulais soumise…mais putain qu’est-ce que je fous dans ton lit?
En cachette, je découvris Heidegger dans sa bibliothèque, juste à côté de Mein kampf.
Dieu merci, sur la table de nuit, une revue annoncée que l’on ne pouvait philosopher aujourd’hui sans avoir traversé l’œuvre du philosophe de Todtnauberg!
Sur ces mots je te quitte…

Publié dans : Textes courts... | le 18 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

La folie, l’absence d’oeuvre…

Buste de femme,  la tête penchée sur l’épaule, semble dormir.
Tu me plais.
Rend moi libre.
Elle passe la main dans ses cheveux…Buste de femme, dans le musée de Bayonne. Au milieu des Gauguin ça sent le sperme. Caresse une ébauche de Rodin, je suis pris de vertige…Ou sont les toilettes, je vomis un liquide jaunâtre couleur dix-neuvième siècle. Ebauche de modernité : le sang se substitue au jaune. Elle prend peur. Dans mon délire j’entends quelques notes au piano de Satie, je m’accroche a son sein.
Mes doigts sont longs et dessinent des volutes devant ses yeux: Elle plante son regard dans mon âme, je reçois une pique dans mon ventre. C’en est fini pour moi des autres femmes, je bois sa disgrâce!
Je ne te mentirai pas!
Je te parlerai des livres que je ne lis pas. Ceux que j’ai oubliés. Je te dirai ma peur et mon désir de te toucher.
Ne pas mentir!
Je ne lis plus, je n’aime pas lire!
Devant un Goya, je sens venir en moi un texte sur la maison du sourd. (Goya vieux et sourd achète cette maison que l’on nomme la maison du sourd! A même les murs il peint des œuvres d’une rare violence!)
Plus loin me revient ce texte sur Camille Claudel! Je suis fou !
La folie, l’absence d’œuvre!
Je me dirige vers la sortie, elle disparait dans la foule!

 

Publié dans : Textes courts... | le 18 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

On le garde!

Je veux! À quel bonheur de dire je! J’écrase un papillon noir, je me hais! Je regarde la mer et je chante a giselle que je la quitte: elle pleure…Elle m’a permis ces manuscrits lourds je la remercie et la dépose devant la porte de la maison de sa mère! Descendre? Pourquoi faire? A mort les épousailles à bas prix je veux du lourd du très lourd!
Je suis la route et m’arrête dans une épicerie : vous n’êtes pas le fils de? Ah non je vous en prie, je vous en pire! Une ligne de coke sur le corps de Suzanne, la main au panier, sensation d’irréel! Elle, au moins elle est riche, elle pue le champagne, elle baise sous coke, je la suis et finit à Toulouse dans une clinique: je vois duras au bord du lit qui me demande : alors mon loup tu baises? J’appelle l’infirmière…
Je regarde la mer et je pense à mon père… Un génie ce con, le boucher du Gers, il était chirurgien!
Ses mains grasses du poulet qu’il découpe me caressent la joue: je t’aime papa!
Et si on en reparlait ? De quoi? De rien, de rien…
A la clinique je rencontre Martine, une infirmière, elle est enceinte, elle avorte, je l’accompagne: Putain je vous dis qu’il n’est pas de moi! Je crie aux infirmières qui me jettent de la chambre! Désolé encore une fois je ne suis pas pêcheur!
Pour apaiser le petit trou de Martine je lui fais des câlins a la Nivea; elle jouit et hurle: fais-moi un gosse, un môme, un avorton! Et merde, ça ne lui a pas suffi. Je la quitte…
Repos, plus de femmes, pendant une semaine! Je respire, je me branle sur X vidéo, quel bonheur! Je marche sur la place de Biarritz a la recherche de fruits de mer, elle est au milieu des poissons, je lui glisse deux mots et mon adresse i mails, elle prend en souriant… Je rentre chez moi et saute sur mon ordinateur…Rien! C’est vraiment les vacances!
Vieille pute, hurlait ma mère à une amie qu’elle n’avait pas vue depuis longtemps! Y a de quoi être guérie à tout jamais du désir de parler!
Et pourquoi tant d’offenses ? Et pourquoi vos gueules de noyés…
Ma mère, son confesseur et moi…Oui c’est cela ma mère a un confesseur! Mais à quelle époque nous sommes ?
Si vous ne suivez pas, pas la peine de continuer, serais pas étudier dans vos lycées!
Le confesseur de ma mère me prend sur ces genoux en faisant la messe! J’en atteste le vrai! Plus tard dans son lit, il me fera éjaculer sans m’effleurer le sexe! Je ne suis pas pêcheur vous dis-je!
Ca me reprend: suis dieu vous dis-je, je crée à fond la caisse! Je suis venu sur terre pour annoncer le dernier pape, et qui le tuera me demande jeanne en relisant mon manuscrit, putain t’as pas compris, c’est moi, moi seul !
Adieu la théologie et vive la littérature, d’ailleurs ils ne croient pas en Dieu les théologiens, c’est bien connu…
Fini les vacances : il y en a une qui approche, elle promène son cul immense et beau sur l’esplanade, pendant le concours de feu d’artifice de la ville d’Auch! Quel pétard! Je ne résiste pas: c’est quoi ton petit nom? Tellement de bruits que je n’entends que des i !répète please! Lydie!!!!
Je suis fauché ma chérie, j’ai rien fait que me faire entretenir, je n’ai jamais rien fait que d’attendre devant la porte fermée! Je n’ai même pas de permis!… Elle rit et ajoute : Sartre est mort sans permis!… Je l’épouse le lendemain devant le maire qui a lu mes livres et me fait cette faveur! Deux jours après, elle est enceinte ! Oh je sais je ne serais pas le père mais bon ! Merde ! Les minus dans les bocaux j’en veux plus ! On le garde!

Publié dans : Textes courts... | le 18 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

Je veux lire Heidegger dans ton lit…

Ce con de Marx, penseur de l’inédit et pourtant des millions de communistes! J’y vais à coup de pieds dans la fourmilière de la tradition philosophique. J’abrège, je ne pense pas encore! Sur un site de rencontre je fais de la pub: je veux lire Heidegger dans ton lit! Qui, quoi? Encore une qui m’aura pas!
Sylvie fait la vaisselle… Prétextant une inspiration pressante je me connecte sur te recontrer.com, elle est là duchesse, pseudo qui me fait sauter sur mon siège, pétasse de bourgeoise, achète toi une noblesse! Coupable je l’insulte copieusement! Elle me répond par un pardon que j’entends avec une immense douceur et je rougis de l’avoir agressé…Nous parlerons toute la nuit…Sylvie se lève, je m’endors sur le canapé! Sylvie se couche je rejoins duchesse sur mon écran…Ecran noir de mes nuits blanches…On parle de quoi ? de tout et surtout de tout pour oublier qu’elle est mariée et que moi aussi…lentement je lâche un mot, et puis un autre, je finis à poil devant l’écran et elle pleure au téléphone! Elle ne joue pas duchesse! A en crever je m’accroche… Pas un jour sans elle, à faire bruler mes couilles et mon ordi, Sylvie pleure enfin et brise l’ordinateur avec la batte de base Ball de mon grand-père…Elle surveillera pendant un temps nos conversations et puis n’en pouvant plus se fera une raison: ils sont fous!
Que j’en crève, duchesse c’est du verbe, matin  midi et soir, la nuit a plus pouvoir j’en reçois des mots ! On aime tellement ça s’écrire que l’on oubliera pendant dix ans de se rencontrer!
N’en pouvant plus je me jette sur le divan d’un analyste visqueux… C’est fait, le transfert, visqueux comme les menottes de mon père…OUI les menottes, les mains! La prison j’appris plus tard qu’il n’ira jamais car il achetait les victimes de ses violences chirurgicales, un boucher, quoi!
Je vois encore ce père bien serré dans son pantalon, les jambes écartées, trônant avec si peu de noblesse…
Heureux ce qui travaillent de leurs mains, encore une fois je ne suis pas pêcheur!

Publié dans : Textes courts... | le 18 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

Jusqu’à l’oubli d’être née…

Je ferais venir en vous un trouble si profond que le goût du sel en haute mer sera comme une ivresse oubliée!

Je vous écouterais si longtemps que vous oublierez votre âge et votre naissance!

A l’égard de votre corps je serais injurieux, pour que tu te souviennes de ta première caresse à l’ombre d’un arbre sous la pluie de l’enfance!

Je serais si lent à retenir mon désir que tu oublieras ma présence cette nuit dans ton lit!

Ecoute ce qui s’écrit dans la nuit de ton absence!

Pèse de tout son poids ses mots que je te donne!

Jusqu’à l’oubli d’être née!

 

Publié dans : Poésie | le 18 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »

La puissance du négatif dans la dialectique de Hegel…

 

 

 

 

La thèse  était posée sur mon bureau, éclairée par la lumière électrique de l’écran du pc. Le jury avait statué j’étais habilité avec la mention très bien. Je pris une gauloise et la fuma, regardant la fumée envahir la nuit. Nathalie frappa a la porte et sans attendre rentra dans mon minuscule bureau ; elle se dandina me collant comme une chatte en manque de caresses. Elle portait le shorty en voile semi- transparent que je préférais avec ses fines bretelles et ses paillettes. Je ne dis rien et de ma main gauche lentement je caressai le derrière de ses cuisses sans la regarder, comme un aveugle. Elle s’appuya de ses deux mains sur le bureau en cambrant légèrement les reins.

-        Lis moi quelques mots  me demanda-t-elle.

J’ouvris le manuscrit au hasard.

-        Pour autant, a été récusée l’interprétation de la dialectique comme  devenir perpétuel ou mobilisme destructeur, qui se résumerait par le caractère simplement provisoire et précaire de chaque position d’être ou de savoir.

Ma main effleura sa fesse là ou finissait la jambe.

-        Encore !

-        Chaque étant en est porteur, car il est un étant et non le tout. La finitude ou détermination est ainsi pensée comme le fait d’être en manque à l’égard de la totalité.

Le coccyx était saillant, je le sentis avec mon pouce,

 

Plus généralement, elle désigne un mouvement de la pensée, qui se produit de manière discontinue, par l’opposition, la confrontation ou la multiplicité de ce qui est en mouvement, et qui permet d’atteindre un terme supérieur, comme une définition ou une vérité.

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Je voudrais que tu me fécondes l’âme, cria-t-il . Dans ses orgasmes il crachait parfois au visage de la femme aimée, elle sourit a son geste et parti dans un gémissement si profond qu’ils s’effondrèrent ensemble.

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Toute ma vie se réalisa en un instant…

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Pendant sept ans, je vécus avec Nathalie…

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Quand je la rencontrai, elle chantait devant le mac Donald, ou je venais tous les jours, près de l’université. Un vendredi, alors que je sortais de la bibliothèque je glissai un billet de vingt dollar dans son chapeau tandis qu’elle entonnait de manière très personnelle héros de Bowie. Elle s’arrêta alors et ramassa le billet en me prenant par l’épaule me proposant d’aller boire une bière.

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J’ai jeté les données immédiates de la conscience par terre, le livre était ouvert sur le plancher, j’ai pleuré…Offense à l’esprit, je veux rendre l’âme, l’esprit c’était déjà fait…

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Nous sommes allés voir le film sur Basquiat, Bowie jouait Andy Warhol, elle voulait devenir peintre…Mais d’abord disait-elle je veux bruler ! Brûler ? Oui je veux marcher sur les braises du monde, écouté

Gueuler le monde, l’espace finie des espaces infinies : elle parlait bizarre parfois…

Moi j’étais plutôt classique, du genre téléphoner a maman tous les dimanches et demander des nouvelles de papa !

A cette époque j’avais une vague idée de la thèse que je ferais : petite idée, un truc compliqué, une vraie prise de tête comme elle disait !

Mais bordel, pourquoi tu es venue vers moi ?

Tu m’en fais de ces silences ma salope ! J’ai appris à me taire avec toi mon amour, j’ai appris à rêver avec toi, à bout de souffle, je suis à bout de souffle …

J’ai des images  de ton cul plein la tête, de ton corps a ne plus dormir ; il y eut une phrase de Hegel que je mis du temps à comprendre, une phrase que j’oubliais. Elle parlait de la dialectique et de son autodétermination dans le négatif même !

Nous étions près de country Streets, tu regardais au-dessus de tes lunettes de soleil les arbres emmurés dans le béton, je regardais ton âme …

Et puis la nuit dans la froideur de ma chambre d’étudiant nous vivions serrés, très serrés… J’accumulais les livres de philosophie avec mon goût prononcés pour les illisibles. Tu mentais sur tes journées loin de moi, avais tu des amants ? Je m’en foutais royalement !

Oh !!! Nom de dieu que ma joie demeure !!! Et des dollars pleins les poches pour te nourrir…

 

 

 

Publié dans : Non classé | le 18 décembre, 2013 |Pas de Commentaires »
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